Francis A. Fogue Kuate


The Political Economy of the Written Press in Northern Cameroon

Abstract

This paper seeks to address the political participation of the press in the Northern Cameroon after the beginning of the democratic process which led to the institutionalization of freedom of speech in 1990. Through a Political Economy of Communication perspective, it aims at focusing on L’Harmattan and L’OEil du Sahel ‒ which are the main newspapers in Northern Cameroon ‒ to question the political capital of the press in this area where there is an hegemonic competition between ethno-tribal communities. The paper provides a venue to unveil the contribution of L’Harmattan and L’OEil du Sahel to rivalries between elites in sight of their positioning on the political chessboard at local and national levels. It arises from the analysis of the publications of those newspapers that they have a partisan position in the political opposition between the Fulbe who are Muslims and the Kirdi who are non-Muslims. L’Harmattan supports the first while L’OEil du Sahel has affinities with the others.

Keywords

political economy, press, ethno-tribal rivalries, political competition, Northern Cameroon

Paper published in Studia Politica. Romanian Political Science Review, vol. XV, no. 2, 2015, pp. 265-287.


13/11/2015
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Cameroun : Aperçu historique de la liberté de la presse

Cameroun : Aperçu historique de la liberté de la presse

Par Francis A.Fogue Kuate

Depuis la déclaration de Windhoek promulguée en 1991 sur la promotion des médias indépendants et pluralistes et l’adoption, en décembre 1993, par l’Organisation des Nations Unies (ONU), de la date du 3 mai comme journée mondiale de la liberté de la presse, la tendance a toujours été de corréler l’histoire de la liberté de la presse à celle de l’ouverture du processus de démocratisation survenue au début des années 1990. Pourtant, le Cameroun a expérimenté la liberté de la presse plusieurs années avant la chute du mur de Berlin. Cependant, cette liberté de la presse a connu une évolution en dents de scie : en vigueur durant la période coloniale, elle s’est assoupie pendant la période du monolithisme politique….

lire la suite: 

http://www.campack-cm.com/mutations/index.php/vous/445-cameroun-apercu-historique-de-la-liberte-de-la-presse 

Article publié par Mutations, n°N°3643 du 08 mai 2014.


09/06/2014
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Co-publication de Francis Fogue et Amina Djoulde dans la revue Ridiculosa

Francis Fogue et Amina Djoulde viennent de publier dans un Numéro hors-série de la revue RIDICULOSA  consacré à la caricature dans le monde. Leur article a porté sur l'analyse historique de la caricature dans ses rapports avec le politique au Cameroun de la période coloniale au début du XXIème siècle. L'article retrace l'évolution de la presse satirique francophone au Cameroun  pendant la période du monolithisme politique et après l'ouverture des "questions démocratiques". Dans la même foulée, il délivre quelques éléments de monographie sur les principaux journaux satiriques ayant animé la médiasphère camerounaise.

 

 

Références de l'article:

Francis. A. Fogue Kuate & Christelle Amina Djoulde, 2013, "Analyse historique de la presse satirique francophone au Cameroun de la période coloniale au début du XXIème siècle", in J.C. Gardes & A. Schober (éds), Ridiculosa, Numéro spécial-La presse satirique dans le monde, Brest, EIRIS.

http://www.eiris.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=1143:la-presse-satirique-dans-le-monde&catid=27&Itemid=50


20/11/2013
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Paper presented in the International conference on Archives of Post-Independence Africa and its Diaspora, Gorée-Senegal, June 2012

Title of the paperEnjeux et défis de l'exploitation des archives radiophoniques dans la recherche en sciences sociales au Nord-Cameroun" (Issues and Challenges of Operating Radio Archives in Social Sciences' research in the  Northern Cameroon).

https://docs.google.com/file/d/0ByQTmoK8576OV0RtdmU2Y2lsMUk/edit?pli=1  

 

Abstract

 

 

 

 

Restées longtemps absentes des mécanismes de production du savoir sur les sociétés du Nord-Cameroun, les archives radiophoniques, connaissent un regain d’intérêt dans la recherche en sciences sociales. Au-delà des considérations méthodologiques qui recommandent la diversification des sources dans une entreprise de recherche, ce regain d’intérêt se justifie également par le renouveau thématique et paradigmatique que connaissent les sciences sociales au Cameroun. Un examen de la récente production scientifique, sur le Nord-Cameroun, permet en effet de constater l’émergence de thématiques nouvelles qui nécessitent l’exploitation des archives radiophoniques. Ces archives sont d’un apport inestimable dans l’étude des peuples et cultures du Nord-Cameroun ; d’autant plus que la radio, en tant que média de l’oralité, a connu un grand succès dans cette région partagée entre tradition et modernité et où la pratique de l’écrit est loin d’être la chose la mieux partagée. Dans ce contexte caractérisé par la primauté de l’oralité sur l’écriture et la lecture, la radio occupe une place de choix dans les processus de diffusion mais aussi, de conservation du savoir et des connaissances sur l’évolution des sociétés du Nord-Cameroun. Cependant, la gestion et l’exploitation des archives radiophoniques donnent lieu à certains défis que cette étude présente dans une démarche analytique. S’appuyant sur les résultats d’une enquête menée en septembre 2008 aux archives de Radio Garoua (la toute première radio implantée au Nord-Cameroun en 1958), elle part du principe que les archives radiophoniques sont utiles à la recherche au même titre que les archives classiques. Elle analyse leur contribution dans l’étude des sociétés du Nord-Cameroun avant de s’attaquer aux différents défis inhérents à leur exploitation. Ces défis intègrent à la fois des modalités d’ordre politique et managériale. Les enquêtes effectuées ont permis de constater que les rivalités politiques ayant opposé le Président Biya à son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, consécutivement au coup d’Etat manqué de 1984, ont conduit au pillage et à la destruction progressive des archives sonores de Radio Garoua entre 1984 et 1990. Il était question de procéder à une épuration politico-idéologique en faisant disparaître, de l’imaginaire populaire, tous les souvenirs (chansons, discours, reportages) relatifs au régime Ahidjo. Cette épuration était sous-tendue par les logiques de contrôle et de censure auxquelles sont soumis les médias camerounais. Plusieurs archives radiophoniques ont par ailleurs été dérobées et « privatisées » par des particuliers. C’est ainsi que les quelques rares documents d’archives radiophoniques ayant échappé à la destruction ont cessé d’appartenir au patrimoine national pour glisser dans la sphère privée. D’où la difficulté à y accéder et à les exploiter dans le cadre d’une recherche. En outre, l’utilisation des cassettes pour la sauvegarde des programmes radiophoniques s’avère inopérante au regard des possibilités de réenregistrement qu’elles offrent. Ainsi donc l’exploitation des archives radiophoniques achoppe sur la mauvaise gestion dont elles font l’objet. Depuis 1990, aucune politique n’a été adoptée en vue de les sauvegarder et faciliter leur exploitation. Des photos prises pendant notre enquête matérialisent l’état de délabrement dans lequel se trouvent ces archives qui sont attaquées par la rouille et la poussière.

Mots clés : Enjeux, défis, archives sonores, sciences sociales, Nord-Cameroun. 

 


25/06/2012
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Appel à contribution pour ouvrage collectif: Mobilisations civiles contre le politique Approche contemporaine des mutations politiques et de l’instabilité en Afrique et au Moyen-Orient

 

Mobilisations civiles contre le politique

Approche contemporaine des mutations politiques et de l’instabilité en Afrique et au Moyen-Orient

Les derniers mouvements sociopolitiques observés en Côte-d’Ivoire ou au Burkina-Faso ainsi que les révoltes qui agitent les pays arabes, provoquant parfois la chute de régimes autoritaires accusés de corruption et de kleptocratie sont l’expression de profondes mutations politiques. Face à l’inefficacité des modes habituels de participation politique (cf. Eyebiyi, 2010), les populations ont apparemment opté pour des modes de protestation se démarquant à la fois des formes souterraines d’expression politique et des moyens clandestins de participation politique (Taguem, 2001). Elles semblent pour ainsi dire privilégier des modes d’action non conventionnels légitimées par une reconnaissance internationale élaborée notamment, via les « réseaux sociaux », et publicisée à visage découvert, généralement à mains nues face aux machines répressives des appareils d’État.

Dès fin 2010 en Tunisie avec l’immolation de Mohammed Bouazizi qui déboucha sur la fuite du président Ben Ali le 14 janvier 2011, une série de mouvements protestataires vont se développer. Même si les explications basées sur le mimétisme, l’effet-domino ou encore la contagion semblent n’avoir qu’une portée explicative limitée, force est de constater la multiplication et l’extension des actions protestataires dans les pays voisins d’Afrique du Nord (Égypte, Algérie, Maroc, etc.) et dans les autres pays arabes (Syrie, Bahreïn, Yémen, Sultanat d’Oman, etc.). Le principal moyen catalyseur de ces dynamiques protestataires a été le rôle majeur des « réseaux sociaux »,  notamment Facebook et Twitter. Face à la constitution de pouvoirs dynastiques, les acteurs des protestations ont recouru à la rhétorique d’une violence non armée, avec la rue comme principal cadre d’expression politique de revendications formulées via lesdits « réseaux sociaux ». Ceci avec des héros aux mains nues tels que Mohammed Bouazizi ou et le rappeur El General en Tunisie, Oussama el-Khlifi au Maroc ou encore le cyberdissident Wael Ghonim en Egypte.

L’acte deux de ces dynamiques protestataires semble débuter avec l’embrasement de la Cyrénaïque par une rébellion armée décidée à renverser le guide libyen Mouammar Kadhafi au pouvoir depuis une quarantaine d’années. Après un relatif effacement des puissances occidentales, une coalition internationale s’est constituée, conduite par la France et les Etats-Unis avec l’aide de l’ONU/OTAN pour opérer des frappes militaires aériennes contre le régime de Tripoli, en faveur du conseil de transition installé à Benghazi et reconnu par la France et l’Italie. De même l’attitude dans la crise postélectorale ivoirienne a laissé entrevoir des atermoiements certains de la « communauté internationale » : à un souci affiché de non ingérence a succédé un soutien militaire de l’ONUCI et de l’opération Licorne en faveur de Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo renversé le 11 avril 2011. Le positionnement et l’attitude controversés de la « communauté internationale » face aux différentes crises sociopolitiques en Afrique reposent avec acuité le problème de la souveraineté politique des États, ainsi que celui de l’ingérence en vue d’une hypothétique « protection des civils ». Autant de faits qui, cumulés aux nouvelles mobilisations sociales ourdies grâce aux médias sociaux, donnent un caractère particulier aux trajectoires politiques contemporaines des États d’Afrique.

Au regard de la recrudescence de ces mobilisations civiles, pacifiques ou armées, contre des pouvoirs postcoloniaux ou quasi séculaires, il convient de questionner la dynamique et le devenir des situations politiques contemporaines en Afrique et au Moyen-Orient où les populations semblent être à la croisée des chemins, au moment où leurs timoniers doivent affronter l’usure du pouvoir. Partagée entre les prétentions hégémoniques des anciennes puissances coloniales, les ambitions monarchistes de nombre de chefs d’États, la multiplication des actions collectives protestataires l’Afrique et le Moyen-Orient semblent à l’aube d’une nouvelle ère où les peuples  « jaillissent » pour refuser ce que J.-F. Bayart (2006) appelle « la politique du ventre ».

Cet ouvrage collectif soutenu par le COREDEC (Cameroun), le CRESA (Bénin) et le CRASC,  (Oran, Algérie), donne l’opportunité aux doctorants  mais aussi aux chercheurs plus avancés, de jeter un regard critique sur l’évolution des États et régimes africains et du Moyen-Orient à la lumière des mobilisations sociopolitiques contemporaines. Le but de l’ouvrage est d’apporter un éclairage composite mais cohérent en ce qui concerne les mobilisations, les résistances, les processus de défiance de l’ordre public en régime policier ou dictatorial ainsi que les manifestations à but contestataires. À cet effet, les contributions pourront entre autre aborder les thématiques suivantes:

  • Les contestations électorales et postélectorales en Afrique
  • L’hégémonie et la « monarchisation » du pouvoir politique en Afrique et le désamorçage des dissidences
  • La révolution tunisienne et son impact sur la dynamique politique en Afrique et ailleurs.
  • Le rôle de la « communauté internationale » dans les crises ivoirienne et libyenne et la gouvernance mondiale des politiques en Afrique et leurs effets sur les dynamiques protestataires
  • Le rôle et la portée des nouveaux médias et autres « réseaux sociaux » (Facebook, Twitter, Viadeo, etc.) dans les mobilisations sociales et politiques actuelles
  • La problématique de l’indépendance des États africains et la question de la « protection des civils », etc.

Cette liste étant non exhaustive, d’autres thématiques rejoignant le thème général de l’ouvrage seront les bienvenues. Les propositions de contribution doivent comprendre :

  • le titre de la contribution
  • le nom et l’affiliation institutionnelle de l’auteur
  • un résumé de 500 mots maximum précisant le matériau empirique et les méthodes mobilisés ainsi que le (s) terrain(s) d’analyse. 

Les propositions sont attendues avant le 10 juin 2011.

Les auteurs des propositions retenues seront informés au plus tard le 15 juin 2011 et devront soumettre leurs textes (8 à 10 pages) avant le 31 juillet 2011.

Les textes doivent respecter la typologie suivante : Police Times New Roman, Taille 12, interligne simple.

Les propositions tout comme les textes complets doivent être envoyés simultanément par e-mail à : Francis Fogue Kuate (farfogue@yahoo.fr), Elieth Eyebiyi (eelieth@yahoo.fr).

Pour toute information s’adresser aux personnes précédemment citées ou écrire à : coredec@gmail.com ou cresabenin@yahoo.fr

Comité d’organisation

  • Francis Fogue Kuate, COREDEC, Univ. of Ngaoundere, Cameroon
  • Elieth Eyebiyi, CRESA, Benin
  • Belkacem Benzenine, CRASC, Oran, Algérie.
  • Saï Sotima Tchantipo, Univ. de Mainz, Allemagne
  • Dr. Sadia Chérif, Univ de Bouaké, Côte d’Ivoire
  • Dr. Séverine Carrausse, Univ. Toulouse Le Mirail, France
  • Prof. Grazia Scarfo’ Ghellab, EHTP Casablanca, Maroc

http://calenda.revues.org/nouvelle19670.html


18/05/2011
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